23.07.2008

lotissement route de trégana

Oyez, Oyez,

Vous avez constaté que le chantier de ce lotissement avait commencé.
Vous avez constaté qu'une restriction de circulation avait été mise en place par un arrêté pris par Madame le Maire. Or cet arrêté est obsolète depuis le 17 juillet à minuit.
Mais le Maire avait pris soin de mettre à la charge de l'entreprise STPA le soin d'afficher et d'enlever ledit arrêté.
J'étais satisfait de voir, sans le demander, cet arrêté affiché. Mais le Maire a oublié de demander à ses services
de vérifier non seulement l'affichage mais aussi le "désaffichage". Encore une erreur juridique.

Le deuxième point est qu'à l'emplacement des travaux sur la voie publique, c'est à dire le branchement de l'assainissement, on peut constater que la chaussée n'a pas été remise en état. Il y a un nid de poule qui va s'aggrandir dans toutes les dimensions surtout avec le flux de circulation estival

22.07.2008

ZONE 30 DANS LE BOURG

J'ai regardé de plus près la zone 30 instaurée dans le bourg.

Si je ne conteste pas la nécessité d'une zone trente, compte tenu de la configuration du terrain, je trouve complètement farfelu son périmètre.
1° route de Pen Ar Menez : Pourquoi ne pas y avoir inclus l'école Saint Joseph et le CSC de Ti Lanvénec.
2°route de Kerfily : Pourquoi avoir arrêté cette zone juste après le carrefour dit du Magasin U et ne pas l'avoir étendu jusqu'après l'école Sainte Anne. Surtout qu'au niveau de cette école il y a une zone 30 sur 50m.
Serait ce que les enfants des écoles catholiques ne valent pas mieux que les enfants des écoles publiques ? Je ne comprends pas la logique qui a prévalu dans cette décision pour le moins irréflêchie.

LE DEVELOPPEMENT DURABLE.....

Le développement durable est confisqué par les riches"
Sylvie Brunel est géographe, économiste et spécialiste du développement. Ancienne présidente de l'ONG Action contre la faim, elle est professeur de géographie à l'Université de La Sorbonne. Dans son dernier ouvrage, elle s'interroge: A qui profite le développement durable?. Certainement pas aux pays émergents, victimes une nouvelle fois des modes de consommation du Nord.

Quelle est votre définition du développement durable?
C'est un développement qui permet de concilier des préoccupations économiques, comme la production, sociales, pour la répartition, et environnementales pour la préservation, avec une forte composante de solidarité, autant dans le temps que dans l'espace. Il nous faut penser aux générations futures et ne pas exclure les pauvres d'aujourd'hui.

Dans votre ouvrage A qui profite le développement durable? vous critiquez parfois durement le concept. Pensez-vous qu'il soit inadapté?
Le développement durable est tout à fait utile et positif, mais je déplore qu'il ne soit décliné que dans sa composante environnementale. Pour résumer, on va se focaliser sur des produits prétendument verts mais oublier de payer correctement les caissières.

Vous comparez le développement durable à "l'apartheid" et évoquez une planète "mythifiée", ces images ne sont-elles pas trop fortes?
Non. Tel qu'il est mis en oeuvre, le développement durable aboutit à sanctuariser des zones vertes au profit des riches et à cantonner les pauvres dans des zones rouges, selon la formule de Naomi Klein (NDLR: journaliste, auteur, cinéaste et activiste canadienne). C'est particulièrement vrai en Afrique où, au nom d'un prétendu paradis perdu, les superficies protégées des populations locales ne cessent de s'étendre.

Vous critiquez la compensation carbone et certains mécanismes mis en place en vue de limiter les excès, n'est ce pas pourtant le début d'une action?
Polluer moins et produire mieux ne peuvent être que bénéfiques. Mais, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui, la compensation carbone me paraît amorale. Il suffit aux riches de payer pour s'absoudre de leurs responsabilités environnementales alors que les pauvres, eux, n'ont pas les moyens de s'offrir des technologies propres faute de coopération et de solidarité. Si l'objectif était vraiment l'avenir de la planète, ce n'est pas ainsi qu'on agirait. Par ailleurs, considérer le carbone comme le dernier veau d'or est une erreur d'analyse. Il existe bien d'autres gaz et mécanismes qui contribuent à l'effet de serre. On détourne donc les énergies et les financements en focalisant tout sur un objectif unique.

"Le syndrome de Tarzan"

Quelles méthodes devraient être adoptées pour "économiser" notre planète?
Favoriser à tous les niveaux la coopération internationale et la mise en oeuvre de brevets publics, accessibles à tous, pour diffuser, autant dans l'agriculture que dans l'industrie, les transports, la construction, etc. la mise en oeuvre de solutions pratiques, peu coûteuses et ... durables.

Le concept de développement durable profite aux classes aisées en premier lieu, mais n'est ce pas le cas pour toute innovation?
Dans un monde de plus en plus inégalitaire et financiarisé, où l'Etat ne cesse de reculer socialement, le concept de développement durable est confisqué par les riches, contre les pauvres. Le capitalisme social du XIX° siècle a été remplacé par un capitalisme purement financier, dont l'écologie n'est qu'une variable d'ajustement. Invoquer le développement durable permet de conserver ses parts de marchés en discréditant les concurrents du Sud et en légitimant un protectionnisme uniquement justifié par des raisons de concurrence économique même s'il se réfugie derrière la prétendue protection de la planète.

Dans votre ouvrage, vous vous partagez entre une attraction et une répulsion pour le concept de développement durable, cela vous paraît-il juste?
Vous avez tout à fait raison. Je pense fondamentalement que le développement durable est nécessaire pour permettre demain à dix milliards d'hommes de vivre ensemble sur la même planète. Et que les progrès déjà enregistrés dans les modes de production propres, la lutte contre le gaspillage et la prise en compte du cycle de vie des produits, comme de leur bilan environnemental, sont de véritables avancées qu'il faut encourager. Mais je déteste son côté élitiste: 'nous seuls savons, les autres sont des nuisibles ou des parasites", régressif: "c'était mieux avant', discriminant: 'seuls ceux qui agissent bien sont dignes de considération, les autres doivent être tenus à distance, voire éliminés'. C'est ce que je qualifie de syndrome de Tarzan: la conviction des riches occidentaux, surtout Américains, mais pas seulement, qu'ils ont tous les droits au nom de la Planète.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui tentent de respecter davantage la nature, tout en s'épanouissant en tant qu'homme?
On ne peut pas respecter la nature sans respecter les êtres humains car la nature tel que nous l'aimons et la souhaitons n'est que le produit des sociétés humaines, de leurs aménagements et de leurs conceptions des paysages. Une société qui satisfait ses besoins essentiels et vit dignement respecte la nature. Respectons les hommes pour respecter la nature!